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vendredi 21 novembre 2025

Verrons-nous des Harfangs des neiges cet hiver?


Je viens de recevoir la plus récente mise à jour du projet SNOWstorm via leur bulletin. Il y est question de l'arrivée des Harfangs des neiges dans les régions du sud. Au Québec, il y a eu une douzaine d'observations de rapportées sur eBird (voir ci-dessous) presque toujours le long du fleuve St-Laurent. Il y a eu un plus grand nombre d'observations en Ontario et dans l'Ouest.

«In With a Bang» par Scott Weidensaul, November 20, 2025

https://www.projectsnowstorm.org/posts/in-with-a-bang/

Harfang des neiges  Photo: Robert Allie

Lors de leur réunion annuelle de planification en août pour l'hiver qui vient, les chercheurs du projet SNOWstorm n'étaient pas très optimistes quant à la reproduction des Harfangs des neiges et, en conséquence, de leur «irruption» éventuelle au sud. Le Grand Nord c'est immense et ils sont contents de s'être trompés puisque les Harfangs des neiges ont commencé à se déplacer vers le sud depuis la fin d'octobre.

Les migrations importantes vers le sud sont presque toujours la conséquence d’une bonne reproduction l’été précédent et d’un afflux de jeunes Harfangs effectuant leur première migration. L'idée (ou l'hypothèse) voulant que «les Harfangs affamés sont forcés de migrer vers le sud» est un mythe, selon les chercheurs. Leurs recherches ont montré à maintes reprises que la plupart de ces Harfangs sont en assez bonne santé, même si, étant juvéniles, tous ne survivront pas et qu’ils peuvent facilement avoir des problèmes avec les humains.

Malheureusement, l'équipe du projet SNOWstorm reçoit déjà des signalements de photographes utilisant de petits rongeurs vivants comme appâts pour attirer les Harfangs et les photographier. Ils nous rappellent que cette pratique met les Harfangs en grave danger, car ils apprennent très vite à associer les humains à la nourriture. Ils risquent donc davantage de se retrouver dans des situations périlleuses, comme voler vers des personnes ou des véhicules. Si vous êtes photographe ou ornithologue amateur, veuillez respecter la nature, gardez vos distances et n'offrez jamais d'appât.

Observations de Harfang des neiges rapportées sur eBird depuis le début de novembre:

Port de Montréal           6 novembre 2025

Tadoussac                    8 novembre 2025

Saint-Roch Ouest       11 novembre 2025

Pointe-des-Monts      13 novembre 2025

Rimouski                   13 novembre 2025

Lac St-Jean               15 novembre 2025

Rimouski                   17 au 20 novembre 2025

Baie-Comeau           18 novembre 2025

L'Isle Verte               20 novembre 2025

Sorel-Tracy              20 novembre 2025


Selon les photographies déposées sur eBird, il semble que la majorité des Harfangs soit probablement des jeunes de l'année.


dimanche 21 mai 2023

L'endroit où les oiseaux ne sont pas est aussi important que l'endroit où ils se trouvent - The New York Times


The New York Times, « Where birds are not is as important as where they are. » par Kenneth Chang, Publié le 18 mai 2023

Étant un partisan de l'observation dans les sites moins fréquentés, je me permets de vous offrir cette version française de Google Translate:

Si un oiseau n'est pas dans une forêt et que personne ne voit qu'il n'y est pas, n'y est-il vraiment pas ?

C'est, en substance, l'énigme à laquelle le Cornell Lab of Ornithology est confronté. Depuis plus de deux décennies, le laboratoire gère eBird , un projet qui recueille les observations d'ornithologues amateurs. C'est un projet réussi : près de 900 000 participants à travers le monde ont soumis quelque 18 millions de listes par an de ce qu'ils ont repéré lors de leurs séances d'observation d'oiseaux. Et le nombre de listes a augmenté à un rythme d'environ 20 % par an.

Cela s'est avéré être un trésor pour les scientifiques d'étudier les changements dans les populations et le comportement des oiseaux, révélant « des relations complexes entre les humains et les oiseaux d'une manière que nous ne pouvions pas avoir auparavant », a déclaré Tom Auer, qui dirige l'équipe de science des données géospatiales à le laboratoire Cornell.

Par exemple, les volumineuses données eBird ont établi comment les lumières vives des grandes villes attirent les oiseaux migrateurs , en particulier les jeunes. Et les villes, avec leurs canyons de béton et d'asphalte, sont généralement des habitats pauvres pour les oiseaux. Les scientifiques de Cornell étudient actuellement si le détournement conduit à l'épuisement et à la famine, et si moins d'oiseaux survivent au voyage migratoire.

Mais, comme le projet repose sur les efforts de bénévoles, les données ne couvrent pas tous les lieux de la même manière. « Vous pouvez imaginer des endroits évidents où il n'y a pas de données », a déclaré M. Auer. « Principalement parce que les gens sont attirés par les endroits où ils peuvent voir le plus d'oiseaux. »

Les zones négligées comprennent les terres agricoles et les zones industrielles. La rareté des données affecte la capacité à répondre à des questions comme si un changement dans les pratiques agricoles aide ou nuit aux oiseaux. « Cela aide si les gens peuvent se disperser et couvrir des habitats plus larges », a déclaré M. Auer.

Pour les scientifiques, savoir où les oiseaux ne se trouvent pas est aussi important que savoir où ils se trouvent. Cela peut révéler des populations en déclin, des habitats changeants ou des changements dans la migration.

C'est une grande demande, cependant - une expérience sociale consistant à demander aux gens de s'éloigner des endroits où il y a probablement moins d'oiseaux à repérer.

M. Auer a également déclaré que le laboratoire aimerait recruter non seulement des ornithologues amateurs expérimentés, mais aussi ceux qui apprennent à peine à identifier diverses espèces. « Avoir cette variété de niveaux de compétence améliore en fait la qualité de la recherche que nous effectuons », a-t-il déclaré.


Les nouveaux venus seront généralement moins attentifs et feront plus d'erreurs, mais de nombreuses erreurs sont détectées lorsque Cornell examine les données, et les nouveaux observateurs peuvent fournir une comparaison utile aux observateurs plus expérimentés.

« Si nous n'avions pas d'ornithologues débutants à comparer aux ornithologues experts, nous ne saurions pas vraiment à quel point les ornithologues experts sont bons pour détecter les oiseaux », a déclaré M. Auer. « Nous avons fait des tests avec nos modèles, où nous supprimons les ornithologues débutants, et lorsque nous le faisons, les modèles fonctionnent moins bien que si nous incluions les débutants. »


jeudi 15 décembre 2022

Projet SnowStorm - Les Harfangs moins présent cet hiver?


L'équipe du projet SnowStorm qui suit les Harfangs des neiges depuis plusieurs années nous informe dans son plus récent bulletin (newsletter) qu'il est fort possible qu'il y ait moins d'observation de Harfangs de neiges cet hiver. Voici, en résumé, ce qu'il soulève comme constat préliminaire.



https://www.projectsnowstorm.org/


Selon eux, en consultant les rapports d'eBird, on constate que la distribution des Harfangs neiges pour cet hiver ressemble à ce qu'on s'attend dans une année ou il y a peu de Harfangs, notamment le long des vallées du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. Ça semble être la même chose pour le sud de l'Ontario et autour des Grands Lacs.


Les Harfangs des neiges semblent également être plus tardifs que d'habitude. L'équipe de Falcon Environmental à l'aéroport de Montréal, qui voit habituellement les premiers Harfangs des neiges de la saison à la fin octobre, n'a attrapé leur premier harfang des neiges que dans la première semaine de décembre.


dimanche 12 décembre 2021

Des chercheurs à l’écoute du chant des oiseaux - Québec Science


Le magazine Québec Science a refait circuler le dossier qui suit sur les chants des oiseaux parce qu'il se retrouve parmi leurs cinq reportages les plus populaires de l'année.

Des chercheurs à l’écoute du chant des oiseaux - Les oiseaux flûtent, gringottent, gazouillent, trompettent, sifflent, turlutent et bien plus! Des scientifiques décortiquent ces mélodies par Mélissa Guillemette, Québec Science, 17 juin 2021.

https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/chant-oiseaux/


jeudi 6 mai 2021

Le Global Big Day - Journée mondiale des oiseaux migrateurs ce samedi 8 mai


Le Global Big Day est une célébration annuelle des oiseaux à laquelle vous pouvez participer de n'importe où, même de chez vous! Le 8 mai, soulignez la Journée mondiale des oiseaux migrateurs et promenez-vous dans votre quartier ou regardez par la fenêtre et signalez les oiseaux que vous voyez à eBird. L'année dernière, plus de 50 000 ornithologues amateurs ont battu de nouveaux records du monde d'observations en une seule journée. Qu'allons-nous accomplir ensemble cette année?


Pour en savoir plus sur le Global Big Day: https://ebird.org/news/global-big-day-8-may-2021

Voici le site officiel de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2021 au Canada: https://www.birdday.ca/accueil

Pour aider les ornithologues amateurs à tirer le meilleur parti du Global Big Day, le Cornell Lab of Ornithology offre un accès gratuit au gigantesque catalogue «Birds of the World» tout au long du week-end, à partir de 12 h HAE aujourd'hui. C'est par ici:  https://birdsoftheworld.org/bow/home



dimanche 28 mars 2021

Petite liste commentée des oiseaux du Québec par Normand David


«Une nouvelle version de la Petite liste commentée, préparée par Normand David est maintenant disponible sur le site Web de QuébecOiseaux.

La Liste commentée des oiseaux du Québec a été publiée il y a vingt-cinq ans; elle présentait un portrait de l'avifaune du Québec selon les informations disponibles jusqu'au 31 décembre 1995. Cette nouvelle édition comprend quatre parties : les espèces d'oiseaux dont la présence a été confirmée au Québec (la « liste principale »), ainsi que trois annexes: Espèces non admises, Espèces considérées comme originaires de captivité, Dates records d'arrivée et de départ d'environ 250 espèces.» - QuébecOiseaux


Pour télécharger cette nouvelle version de la Petite liste commentée rendez-vous sur cette page: https://quebecoiseaux.org/index.php/fr/1720-mise-a-jour-de-la-petite-liste-commentee

La photo de la couverture est de Suzanne Labbé


Le NASA Earth Observatory et les oiseaux...

 

Nasa Earth Observatory
https://earthobservatory.nasa.gov/

Le NASA Earth Observatory présente sur son site web des images, des cartes, des articles et des informations sur leur Blogue. Plusieurs de ces éléments peuvent être associés à des activités et des résultats de recherche portant sur les oiseaux. Vous y trouverez une mine d'or de renseignements intéressants notamment à l'égard des changements climatiques et de leur impact sur les oiseaux. Il y a également beaucoup d'informations liées aux migrations des oiseaux. Voici, ci-dessous un exemple de quelques papiers intéressants que vous obtenez en cherchant «Birds» sur le site du NASA Earth Observatory à l'aide de Google.

America's First National Wildlife Refuge / 31 janv. 2021 — A bird-loving farmer living near Florida's Pelican Island helped spur the creation of a national system of wildlife refuges.

How Birds Respond to Extreme Weather / 18 août 2020 — Extreme weather events such as heat waves and drought affect the presence of certain bird species.

La diminution prévue des observations de Mésanges de Caroline
à la suite d'une vague de chaleur, 2017


Cooper Creek, Australia - NASA Earth Observatory / 1 août 2020 — The region provides significant habitat for water birds and has been classified by the Australian government as an Important Bird Area. Ancient linear dunes ...


The Blooming Blues - NASA Earth Observatory / 10 juin 2020 — The lake includes protected wetlands (a Ramsar site) and is major stopover for birds migrating through the region. Most of the land around the lake is used for ...


Temperatures Predict Bird Biodiversity / 3 juin 2020 — Small birds prefer winter landscapes that have larger thermal differences, likely because they offer more opportunities to find refuge from the cold.


Compilation des données acquises de 2013 à 2018 par le capteur infrarouge thermique (TIRS)
sur Landsat 8 pour les mois de décembre à février.



Filling up Lake Carnegie - NASA Earth Observatory / 24 avr. 2020 — While only a dozen or so people are reported to live around Lake Carnegie, the water can provide important habitat and breeding areas for great flocks of birds.


Agriculture Fields in Central Poland - NASA Earth Observatory /18 avr. 2020 — Reservoir tapers off into a wet, marshy delta; it also serves as an ornithological refuge to protect species of wetland birds that live near or travel to the reservoir.


Beautiful Banc d'Arguin National Park - NASA Earth Observatory / 17 avr. 2020 — Thriving finfish and shellfish populations attract migratory birds to breeding sites here. Expansive tidal mudflats support upwards of 2 million shorebirds, making ...


Nice and Dark in Niue - NASA Earth Observatory / 12 avr. 2020 — It can also disrupt wildlife; for instance, birds can become disoriented and coral can be prevented from spawning. Conversely, warm-white or filtered LED lights ...


dimanche 24 janvier 2021

Le Grand dénombrement des oiseaux de février (GDOF) / Great Backyard Bird Count (GBBC)


Chaque année, en février, des gens de toutes les régions du monde s’unissent pour observer, apprendre à connaître, dénombrer et célébrer les oiseaux. Rejoignez-nous  du 12 au 15 février 2021!


C’est facile de participer, seul ou avec d’autres, partout où il y a des oiseaux. Il vous suffit de créer un compte gratuitement auprès du Cornell Lab of Ornithology. Si vous avez déjà un compte pour Merlin, eBird ou pour le Projet FeederWatch ou d'un autre programme du Cornell Lab, utilisez le nom d’utilisateur et le mot de passe que vous possédez déjà pour envoyer vos listes d’observations du Grand dénombrement des oiseaux de février. Il est recommandé d’observer les oiseaux pendant au moins quinze minutes de suite.

Envoyez au moins une liste d’observations durant les quatre jours du Grand dénombrement des oiseaux de février (GDOF) pour devenir officiellement un citoyen scientifique. Toutes les mentions d’observation envoyées à eBird pendant cette période comptent pour le GDOF.

Rien de plus facile! Voici le nouveau site web du grand dénombrement disponible en anglais, français et espagnol... https://www.birdcount.org/fr/

samedi 9 janvier 2021

La science citoyenne à l'oeuvre / Qu'en est-il de la biodiversité aviaire des grandes villes?


Les grandes villes, riches en biodiversité aviaire ?

Une étude remarquable vient de sortir sur l'utilisation des listes d'observations d'oiseaux pour caractériser la diversité en espèces dans les villes. Les chercheurs ont utilisé 5,5 millions de listes d'observation établies dans plus de 1500 villes aux États-Unis. Surprise: les villes au sens large semblent ne pas être trop défavorables au nombre d'espèces surtout si elles contiennent des milieux humides et aussi des arbres. Il y a bien une baisse de la richesse spécifique,  mais seulement après un certain seuil d'urbanisation. L'article bien entendu parle du nombre d'espèces, pas de l'intérêt patrimonial, du degré de spécialisation, etc.


Les villes géographiquement les plus grandes hébergent donc une biodiversité plus grande en nombre d'espèces d'oiseaux selon les 4 indices habituellement utilisés pour caractériser la biodiversité (richesse spécifique, diversité phylogénétique, indice de Shannon et abondance) ; intuitivement on aurait pu s’attendre au contraire, une petite ville aurait dû avoir une biodiversité plus grande qu’une grande ville… mais non ! L’étude montre aussi qu’il existe un seuil d’urbanisation au-delà duquel cette règle disparaît, la biodiversité chute une fois ce seuil d’urbanisation dépassé.

On peut donc en tirer deux conclusions, les très grandes villes avec zones arborées et plans d’eau jouent un rôle important dans la conservation globale de la biodiversité aviaire et il existe un seuil d’urbanisation quantifiable à ne pas dépasser si l’on veut que les grandes villes jouent pleinement leur rôle dans la conservation des oiseaux. Ce seuil devrait être intégré dans les futurs grands plans urbanistiques.

Et une autre conclusion sur la méthodologie, un grand nombre de listes complètes d’observations d’oiseaux réalisées en tout temps et partout par les ornithologues amateurs, combinées aux images satellites permettent de faire des analyses très puissantes et de déboucher sur des règles d’aménagement de l’espace et de combiner le bien-être humain en ville et la sauvegarde de l’avifaune.

Vos listes d'observation comptent peu importe l'endroit...

L'étude originale est ici : https://link.springer.com/article/10.1007/s10531-020-02088-1


L'information est essentiellement tirée de: Newsletter électronique de la Centrale Ornithologique Aves  - n°115 / 06-01-2020

vendredi 20 novembre 2020

Où observer les oiseaux… (Partie 1)


Je préfère aborder ce sujet en disant «Où observer les oiseaux?» plutôt que de parler des «meilleurs sites d’observation» des oiseaux. La notion de sites est vague et les sites se multiplient rapidement, alors que des «endroits», le «où observer», il y en a moins. Voyez ce que je veux dire par cet exemple; prenons le «Bassin de Chambly» que je qualifierais «d’endroit où observer les oiseaux», cet endroit dispose d’au moins six sites publics...

Le premier outil pour identifier des endroits où observer les oiseaux c’est eBird. eBird affiche 3 432 «sites publics» pour le Québec, en principe vous devriez en avoir assez… :-) Il peut vous les afficher sur une carte et vous donner l’itinéraire pour vous y rendre… Sur le territoire de la SOVDR il y en a 76 de ces sites répertoriés. Cette notion de «sites publics» a certainement fait l’objet de longue discussion parce qu’elle traduit l’expression «Hotspot» utilisée en anglais… les 3 432 sites ne sont pas tous «Hot» et ils ne sont pas tous publics… De plus, avec sa fonction «Explorer» eBird Mobile peut même vous afficher les sites publics à proximité de votre position (GPS), ce n’est pas beau ça!

Cependant, eBird ne vous dit pas tout. Il est probable que l’itinéraire pour vous rendre à un lac vous amène au milieu du lac en question… Vous ne saurez pas si l’endroit est véritablement public, où se trouve l’endroit approprié pour stationner, est-ce que l’accès est gratuit, est-ce qu’il y a des toilettes, etc. C’est là qu’interviennent les descriptions détaillées écrites par des gens qui ont déjà visité les lieux avant vous.


Des passionnés d’observation des oiseaux ont regroupé ce genre de descriptions sous la forme de guides. Le plus récent est celui de Jean Paquin, «
Où observer les oiseaux au Québec - Les meilleures sites», 2006 , Quintin, 344p. Il répertorie une centaine de sites ou d’endroits… À noter que l’ouvrage s’ouvre sur une préface de Pierre Bannon. Je le souligne parce que Pierre Bannon a publié l’un des premiers guides du genre. Je vais y revenir. Notre autre guide québécois est encore plus volumineux, c’est celui de Jean-Pierre Pratte, «Guide des sites d'observation d’oiseaux du Québec», 2007, Broquet, 486p. qui lui répertorie plus de 500 sites. Il est issu d’une mise à jour et d’une refonte des deux volumes des «Petit répertoire ornithologique du Québec» publiés par Pratte en 2002 toujours chez Broquet. Cet article du Courrier de Laval fait état d’un constat intéressant de la part de monsieur Pratte concernant les sites d’observation: https://courrierlaval.com/de-moins-en-moins-de-sites-dobservation-des-oiseaux/

Ces guides vous indiquent généralement pour chaque site quelles espèces vous pourrez observer et des cartes à grande échelle 2-3 cm pour 500 m qui précisent l’aménagement des lieux. Malheureusement, lorsque l’on tente d’être plus exhaustif on doit couper dans les explications pour éviter de rédiger une encyclopédie et à cet égard le guide de Paquin me semble plus intéressant.

En fait, le guide de Jean Paquin semble justement s’inscrire dans le même esprit que celui que Pierre Bannon avait rédigé en 1991 «Où et quand observer les oiseaux dans la région de Montréal
», SQPO, 361p. On y retrouve 55 sites répertoriés et les descriptifs sont très bien écrits. Deux choses à noter, ici la notion de «région de Montréal» est très élastique… Elle inclut une partie des basses Laurentides, une partie de la Montérégie et l’on se rend jusqu’à la Baie-du-Febvre au Centre-du-Québec. L’autre chose c’est que vous pouvez visualiser en ligne les sites d’observation identifiés puisqu’ils se retrouvent sur la page web «
Les oiseaux du Québec» .
Il y a aussi eu à la même époque la publication du guide de Normand David, «Les meilleurs sites d’observation des oiseaux au Québec», 1990, Québec Science, 311p. Un précieux guide des «meilleurs sites» du Québec. Pour chaque site, on indique la période propice pour l'observation, une carte, des conseils d'accès et les attraits ornithologiques. En plus, l'index répertorie toutes les espèces mentionnées dans le texte. Par contre, il semble plus difficile à trouver.

Ces deux guides du début des années 90 donnent beaucoup d’informations sur les sites répertoriés, mais je crois que vous obtiendrez encore plus de détails dans les guides produits par les clubs d’ornithologues. Ce n’est pas une garantie, mais c’est souvent le cas… On décrit moins de sites et on donne plus d'informations. Par exemple, le Club des Ornithologues de la Gaspésie a publié le «Guide des Sites ornithologiques de la Gaspésie» en 2004, 41 sites y sont répertoriés, vous y trouverez également la liste et le statut des 341 espèces d'oiseaux de la Gaspésie, 246 pages. D'ailleurs, un circuit ornithologique de 7 jours parcourant 565 km de Matane à New Richmond a été mis sur pied à partir de ce guide : https://www.quebecmaritime.ca/circuits-et-sejours/l-ornithologie-en-gaspesie


J’ai aussi bien aimé le guide «
Où observer les oiseaux sur la Côte-Nord» publié par le Club d’ornithologie de la Côte-Nord en 2004, 48 sites répertoriés avec une liste des oiseaux observés sur la Côte-Nord et et leur statut, 229p. L’organismes montréalais Protection Oiseaux Québec (Société Québécoise de Protection des Oiseaux) et éditeur du guide de Bannon a préparé une liste des 100 meilleurs sites d’observation des oiseaux autour de Montréal et ailleurs au Québec. Ce document est disponible en format PDF sur leur site : https://birdprotectionquebec.org/downloads/field-trip-committee/bpq-birding-locations-montreal-southern-quebec-202108.pdf

Plus récemment, le Club des ornithologues du Bas-Saint-Laurent a mis en ligne 17 fiches (pages web) qui décrivent de façon fort pertinente les meilleurs emplacements du Bas-Saint-Laurent : https://cobsl.ca/documents/sites-vedettes.html

Je n’ai pas fait le tour de la trentaine de clubs ou sociétés ornithologiques que compte le Québec, mais je sais que plusieurs ont produit ce genre d’outil décrivant plus précisément les meilleurs endroits pour l’observation des oiseaux sur leur territoire.

jeudi 15 octobre 2020

Participez au Projet FeederWatch pour la saison 2020-2021


Le Projet FeederWatch est un recensement des oiseaux qui visitent les mangeoires situées dans votre cour, dans un parc, sur le terrain d'un édifice public ou tout autre endroit au cours de l'hiver. Les participants au programme doivent rapporter périodiquement le nombre d'individus de chaque espèce qu'ils observent à leurs mangeoires, de novembre à avril. Le Projet FeederWatch aide les chercheurs à suivre le mouvement des populations d'oiseaux hivernants à travers le continent durant l'hiver et à déterminer les tendances à long terme au niveau de l'abondance et de l'aire de répartition de ces espèces. Toute personne intéressée par les oiseaux peut participer au Projet FeederWatch!


Une fois inscrit vous devrez:
  • Sélectionner votre site ou vos sites d'observation;
  • Choisir vos deux jours consécutifs d'observation par semaine;
  • Indiquer la durée de vos observations, 15 minutes, 1 heure, toute l'avant-midi, etc.;
  • Identifier les oiseaux observés;
  • Compter les oiseaux en considérant toujours le plus grand nombre observé simultanément;
  • Préciser la couverture de neige lors des observations;
  • Enregistrer les interactions particulières entre les oiseaux;
  • Préciser si certains oiseaux sont malades;
  • Soumettre vos décomptes via l'internet ou à l'aide de l'application FeederWatch;
  • Confirmer les oiseaux rares et les nombres élevés par des photos ou une description.
C'est un petit défi sur 21 semaines, mais c'est plus simple que ça en a l'air une fois que l'on maîtrise les consignes après deux ou trois semaines...

Rejoignez le projet maintenant pour la saison 2020-2021, qui se déroulera du 14 novembre 2020 au 9 avril 2021. Vous pouvez participer au Projet FeederWatch en devenant membre d’Oiseaux Canada. Le Projet FeederWatch est un programme conjoint d'Oiseaux Canada et du Laboratoire d'ornithologie de Cornell. Un compte eBird sera également nécessaire pour la saisie des observations sur le site du Projet FeederWatch. Kerrie Wilcox est la Coordonnatrice du projet pour le Canada. Elle coordonne toutes les activités du projet et rédige les rapports à son sujet.

Pour votre curiosité, voici la liste des 25 espèces d'oiseaux observée le plus fréquemment au Québec lors de la dernière saison du Projet FeederWatch.

samedi 10 octobre 2020

«Big Day» d'octobre 2020 + Global Bird Weekend!

À partir du samedi 17 octobre, rejoignez des milliers d'ornithologues dans le monde entier pour observer les oiseaux près de chez vous, enregistrez et partagez vos découvertes sur eBird.



Global Bird Weekend (en anglais)

vendredi 8 mai 2020

Le «Global Big Day» 2020 démarre...

 

Et c'est parti!  Le «Global Big Day» 2020 démarre avec une Chevêche d'Athéna signalée à 00h33 du matin à Marlborough en Nouvelle-Zélande par Baylee Connor-McClean. Suivez les résultats du «Global Big Day» en direct en suivant le lien ci-dessous. Joignez-vous au groupe et signalez ce que vous voyez le 9 mai!

https://ebird.org/globalbigday

Mes statistiques d'observation après une journée




lundi 4 mai 2020

vendredi 3 avril 2020

Le Scientifique en chef et Québec Oiseaux lance une nouvelle activité «Des oiseaux à la maison»

 

«Les personnes participant à Des oiseaux à la maison sont invitées à observer et répertorier les oiseaux à partir de chez eux (de la fenêtre, sur un balcon, dans la cour, etc.). Le programme sera actif pendant toute la période où la Santé publique du Québec recommandera à la population de s’isoler à la maison. Les participants doivent réaliser leurs observations seuls ou en compagnie exclusivement des personnes qui partagent le même foyer. Le programme est ouvert à tous, enfants comme adultes, observateurs débutants comme ornithologues aguerris. Les observations récoltées seront versées dans la base de données eBird, un outil gratuit qui rend ensuite ces données disponibles à des fins scientifiques, pédagogiques et de conservation.» - Québec Oiseaux

https://quebecoiseaux.org/index.php/fr/1652-lancement-du-programme-des-oiseaux-a-la-maison

La bannière du programme



dimanche 3 novembre 2019

Le programme «Projet FeederWatch» d'Études d'oiseaux Canada débute dans une semaine...


Vous pouvez participer à ce programme de recensement des oiseaux qui visitent vos mangeoires. Le Projet FeederWatch existe depuis 30 ans. Il s'agit d'un recensement à long terme des oiseaux qui visitent les mangeoires situées dans votre cour, près de centres de la nature, sur le terrain d’édifices publics ou tout autre endroit muni de mangeoires à l’intérieur de l’Amérique du Nord, au cours de l’hiver. Les participants au programme doivent rapporter périodiquement à l'aide du site web le plus grand nombre d’individus de chaque espèce qu’ils observent à leurs mangeoires, de novembre à avril. Le Projet FeederWatch aide les chercheurs à suivre le mouvement des populations d’oiseaux hivernants à travers le continent durant l’hiver et à déterminer les tendances à long terme au niveau de l’abondance et de l’aire de répartition de ces espèces.


Le Projet FeederWatch est un programme conjoint d'Études d'Oiseaux Canada et du Laboratoire d'ornithologie de Cornell. Au Canada, pour participer vous devez être membre d'Études d'Oiseaux Canada (ÉOC). Votre don, quel que soit le montant, fait de vous un membre et votre adhésion est valable pour le reste de l'année. Toutefois un don de 50$ et plus comprend un abonnement au bulletin électronique mensuel, quatre numéros du bulletin BirdWatch Canada, ainsi que le droit de participer à n'importe quel programme pour bénévoles. Tous les frais sont entièrement déductibles d'impôt.

Texte largement inspiré de la promotion de Études d'oiseaux Canada / Bird Studies Canada

mercredi 4 septembre 2019

Participez au décompte mondial des oiseaux de rivage 2019


Maintenant que le mois de septembre est arrivé, il est temps de compter les oiseaux de rivage! La Journée mondiale des oiseaux de rivage 2019 aura lieu ce vendredi 6 septembre et le décompte mondial des oiseaux de rivage se poursuivra jusqu'au lundi 9 septembre. Où que vous viviez, vous êtes encouragé à participer. Utilisez eBird pour colliger vos observations.



Oiseaux bagués

Assurez-vous d'être à l'affût des oiseaux bagués! Surtout les pluviers siffleurs, les  bécasseaux maubèche, les bécasseaux semipalmés, les tournepierre à collier et les sanderlings. Vous pouvez signaler vos observations à  BandedBirds.org  et au laboratoire de baguage des oiseaux de l'USGS ,qui supervise tout le baguage aux États-Unis.


mercredi 20 février 2019

J’aimerais prendre de meilleures photos... (et les réussir plus souvent)

Je résume ici une brève présentation que j'ai faite en février 2019 devant les membres de la Société d'ornithologie de la Vallée du Richelieu. Comme je débutais dans la photographie d'oiseaux et que je rencontrais quelques difficultés notamment pour obtenir le bon focus sur l'oiseau (on y reviendra)... je me suis demandé qu'elles sont les appareils photo les plus fréquemment utilisés par les photographes ornithologues et les ornithologues photographes (non ce n'est pas la même chose...).

Pour arriver à obtenir un portrait valable, j'ai utilisé deux sources soit eBird et Flickr. Dans eBird, la plateforme web pour saisir nos observations d'oiseaux du Cornell Laboratory of Ornithology, il est possible de connaître les caractéristiques des appareils et objectifs (s'il y a lieu). Dans ce cas-ci, il n'y a que des photos d'oiseaux, il s'agit donc de choisir un échantillon de photographes. Avec Flickr, une plateforme d'archivage et de partage de photos, il est également possible d'obtenir les caractéristiques et des appareils et des objectifs utilisés pour réaliser une photo. Toutefois, ici il faut s'en tenir aux photographies d'oiseaux pour notre échantillonnage... Flickr permet également de connaître les appareils les plus populaires parmi les utilisateurs de son site web.

Le résultat de mon petit sondage non scientifique m'indique que chez les photographes aviaires ce sont les appareils reflex plein cadre Canon EOS (plusieurs variantes dans les modèles) combiné à un objectif Canon EF 400 mm f / 5,6 L USM ou au Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM. Ces objectifs sont souvent combinés à un Téléconvertisseur EF 1.4x qui multiplie la longueur focale. Ce type de combinaisons étaient très fréquentes en 2018 et avant. Pas loin derrière, les photographes qui préfèrent les appareils Nikon y allaient de même genre de combinaison soit un appareil reflex plein cadre Nikon D7200 ou D500 par exemple combiné cette fois à un objectif Nikon AF-S FX NIKKOR 200-500mm f/5.6E ED ou un Nikon AF-S FX NIKKOR 600mm f/4E FL et même le Nikon AF-S FX NIKKOR 800mm f/5.6E FL. En fait, j'ai constaté que les utilisateurs de Nikon utilisaient d'entrée de jeu des objectifs avec des longueurs focales plus élevées... et un trépied!

Toutefois, ces résultats quelque peu impressionniste doivent être nuancés puisque le marché de la photographie est en pleine mutation. En effet, les appareils de type «Bridge Super Zoom» (voir la photo plus bas) deviennent rapidement le type d'appareil adopté par les ornithologues amateur qui veulent documenter les espèces qu'ils ont observées. D'autre part, les appareils reflex sont en décroissance et les appareils photo sans miroir prennent leur place sur le marché. C'est pourquoi j'ai reproduit l'écran des appareils Sony les plus populaires sur la plateforme Flickr.

Les saisis d'écran qui suivent vous permettent de voir comment sont présentées ces caractéristiques pour eBird et Flickr.


Voici un exemple pour un appareil DSLR des caractéristiques
disponibles pour une photo versée dans ebird.


Voici un exemple pour un appareil «Bridge» des caractéristiques
disponibles pour une photo versée dans ebird.


Voici un exemple des caractéristiques disponibles
pour une photo versée dans Flickr

Les autres saisies d'écran vous donne une idée des appareils les plus populaires auprès des utilisateurs de la plateforme Flickr.
Les appareils Canon les plus populaires sur Flickr en 2018

Les appareils Nikon les plus populaires sur Flickr en 2018


Les appareils Sony les plus populaires sur Flickr en 2018


Canon PowerShot SX50 HS / Nikon CoolPix P900 /
Sony RX-10 IV / Lumix DMC-FZ200